Acheter dans le KRTB
Dans la majorité des transactions, l’acheteur ne paie pas directement le courtier qui l’accompagne : la rétribution provient de la vente et est convenue au contrat de courtage du vendeur. Vous parlerez de votre situation avec moi avant de signer quoi que ce soit — mais la question du coût ne devrait pas vous empêcher d’être bien conseillé.
1. La préapprobation avant les visites
Faire préapprouver son financement avant de commencer à visiter change deux choses. D’abord, vous savez ce que vous pouvez réellement acheter et vous ne perdez pas de temps sur des propriétés hors budget. Ensuite, quand la bonne propriété apparaît, vous pouvez déposer une offre le jour même — ce qui compte quand quelqu’un d’autre la regarde aussi.
Attention à la différence entre le montant que la banque accepte de prêter et le montant que votre budget peut supporter. Aux versements hypothécaires s’ajoutent les taxes municipales et scolaires, l’assurance habitation, le chauffage — souvent plus élevé en région qu’en ville — et l’entretien courant.
2. Ce qui mérite l’attention lors d’une visite
Les finis attirent l’œil, mais ce ne sont pas eux qui coûtent cher. Je ne suis pas inspecteur en bâtiment et je ne remplace pas son travail : c’est lui qui pose le diagnostic. Mon rôle est de vous faire poser les bonnes questions et de vous rappeler ce qui devra être examiné, particulièrement sur les propriétés plus anciennes de la région :
- Fondation : fissures, humidité, efflorescence, signes de mouvement
- Drain français et pente du terrain autour de la maison
- Toiture : âge du revêtement, ventilation de l’entretoit, présence de glace l’hiver
- Structure : affaissement de planchers, murs porteurs modifiés sans permis
- Électricité : entrée électrique, panneau, présence de fils en aluminium ou de boîtes non conformes
- Chauffage : âge et type du système, coût réel de chauffage sur 12 mois
- Eau et égout : réseau municipal ou installation autonome, âge de la fosse septique, débit et potabilité du puits
- Matériaux à risque : vermiculite, amiante, réservoir d’huile souterrain
- Pyrite, radon et zones inondables selon le secteur
3. La promesse d’achat et ses conditions
Une promesse d’achat est un engagement juridique. Les conditions qu’on y inscrit sont votre protection : inspection satisfaisante, obtention du financement, examen des documents, parfois vente préalable de votre propriété actuelle.
Retirer une condition pour rendre une offre plus attrayante est une décision qui se prend en comprenant exactement ce qu’on abandonne. Je vous explique chaque clause avant que vous signiez, pas après.
4. Les frais à prévoir en plus du prix d’achat
Il faut prévoir, selon la transaction : les honoraires du notaire, le droit de mutation (la « taxe de bienvenue ») payable à la municipalité quelques semaines après l’achat, l’inspection préachat, l’ajustement des taxes déjà payées par le vendeur, l’assurance habitation, le déménagement, et l’assurance prêt hypothécaire si votre mise de fonds est inférieure à 20 %.
Ces montants varient selon le prix et la municipalité. Je vous en donne une estimation propre à votre dossier avant que vous déposiez une offre.
5. Acheter en région quand on vient de l’extérieur
Beaucoup d’acheteurs du KRTB arrivent de Québec, de Montréal ou du Nouveau-Brunswick. Les points qui surprennent le plus : l’entretien des chemins l’hiver et l’accès quatre saisons, la distance réelle aux services et à l’hôpital, la couverture Internet et cellulaire, la qualité et le débit des puits, et le coût de chauffage d’une grande maison peu isolée.
Je réponds à ces questions franchement, y compris quand la réponse ne fait pas l’affaire du vendeur. Une transaction qui se termine par un acheteur déçu ne sert personne.
Questions fréquentes
Combien coûte un courtier à l’acheteur ?
Dans la plupart des transactions, la rétribution provient de la vente selon ce qui a été convenu au contrat de courtage du vendeur, et l’acheteur ne verse rien directement. Certaines situations font exception ; nous en discutons ouvertement avant de commencer.
Puis-je visiter une propriété inscrite avec un autre courtier ?
Oui. Je peux vous accompagner pour visiter n’importe quelle propriété inscrite sur Centris, peu importe quel courtier ou quelle agence détient l’inscription.
Et si la propriété que je veux acheter n’est inscrite nulle part ?
Ça se fait aussi. Si vous avez trouvé un vendeur par vous-même — un voisin, un proche, une propriété qui n’a jamais été affichée —, je peux encadrer la transaction : formulaires obligatoires, déclarations du vendeur, conditions et délais écrits, vérifications au registre foncier, coordination avec le notaire. Je représente alors l’un des deux — vous, si c’est vous qui me retenez —, avec un contrat de courtage, et l’autre reçoit le traitement équitable prévu par la loi : depuis juin 2022, un courtier ne peut plus représenter les deux parties d’une même transaction. Une entente verbale entre gens de bonne foi ne protège personne le jour où quelque chose cloche ; un contrat bien fait, oui.
Quelle mise de fonds minimale faut-il ?
Les règles hypothécaires fédérales fixent un minimum selon le prix d’achat, et une mise de fonds inférieure à 20 % exige une assurance prêt hypothécaire. Votre institution financière ou un courtier hypothécaire vous confirmera les montants exacts applicables à votre dossier.
L’inspection préachat est-elle obligatoire ?
Non, mais elle est fortement recommandée, particulièrement pour une propriété de plus de vingt ans. Choisissez un inspecteur en bâtiment membre d’une association reconnue et détenant une assurance responsabilité. Un courtier immobilier n’est pas un inspecteur : je peux vous signaler ce qui mérite un examen et vous recommander des inspecteurs de la région, mais le diagnostic relève de lui seul.
Combien de temps entre l’offre acceptée et la prise de possession ?
Cela dépend des conditions et de la date d’occupation négociée. Un délai de 45 à 90 jours est courant lorsque le financement et l’inspection sont en cause.
Sans frais, sans engagement
Vous vous demandez ce que vaut votre propriété ?
Je me déplace, je visite, et je vous remets une analyse comparative écrite. Le rapport vous appartient, même si vous ne vendez pas.